l’expression:ELECTION PRÉSIDENTIELLE Menasra veut un candidat du consensus

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Par Idir TAZEROUT – Jeudi 31 Octobre 2013 –
Notre projet c’est d’arriver à un candidat du consensus. Un candidat qui gagnera et constituera un gouvernement de consensus avec un programme du consensus et qui révisera l’actuelle Constitution avec consensus.
Le Front du changement a organisé hier au siège de son parti la première édition de son «forum du changement». Un événement qui sera tenu tous les mois. Sous le slogan «L’Algérie depuis la libération… au changement», le patron du Front du changement, Abdelmadjid Menasra a lancé un appel pour «un consensus national».
Dans sa première édition, ce forum est consacré à «la guerre de Libération nationale» à travers le message de l’appel du 1er Novembre 1954. Un événement qui, de l’avis de Abdelmadjid Menasra constitue le plus important de l’histoire de l’Algérie.
Mais c’est quoi la relation entre la révolution de 1954 à travers l’appel du 1er Novembre et l’appel lancé par le Front du changement pour «Un consensus national»?
Simplement: «La guerre de la Révolution était une guerre d’un consensus et non de différends», lâche M.Menasra avant d’étayer la dimension politique que cette phrase requiert.
«L’appel pour la guerre de Libération était accueilli par tout le peuple algérien et dans toutes ses catégories. C’était rendu possible quand il s’est avéré que toutes les solutions politiques n’avaient porté aucun fruit. Un consensus national et populaire a mené alors à la révolution», souligne M.Menasra. Selon lui, la révolution n’était pas une révolution menée par un leader, un zaïm, une région, mais par tout un peuple. Le consensus a réglé alors le problème du «zaïm», allusion faite à Messali El Hadj.
Le patron du Front du changement a préféré parler de cette période très importante de l’histoire de l’Algérie pour mieux expliquer la situation politique où se retrouve le pays aujourd’hui. La comparaison était faite pour expliquer en termes simples, la situation politique qui prévaut actuellement en Algérie qui est semblable à celle connue au temps de la France coloniale. Il faut un consensus national qui permettra à l’Algérie, de se débarrasser du pouvoir en place comme ce fut le cas pour s’être débarrassé du colon. «Nous ne voulons pas changer le pouvoir en Algérie, mais les hommes du pouvoir», lâche Abdelmadjid Menasra avant de poursuivre: «Le pouvoir est constitué de personnes qui puisent dans la légitimité historique, ils ont abusé tellement de ça.» L’Algérie de 2013, selon Menasra, souffre de manque d’alternance au pouvoir, d’absence de démocratie. «Il y a des partis, des élections, mais ces dernières n’arrivent pas à consacrer, et la démocratie et l’alternance», souligne-t-il.
Le constat est là: «Inégalité des chances, pauvreté, manque des libertés… tout ça est consacré justement par le pouvoir en place», accuse M.Menasra. «Mis à part l’indépendance de l’Algérie, rien n’est réalisé des objectifs du 1er Novembre 1954. Il est temps de libérer l’Etat de l’instrumentalisation et d’écarter le fantôme de la marginalisation», poursuit le patron du FC. Enfin, selon lui, «il faut revenir à la révolution algérienne pour tirer les bonnes leçons. Notre projet c’est d’arriver justement à un candidat du consensus pour la prochaine présidentielle. Un candidat qui gagnera et constituera un gouvernement de consensus avec un programme du consensus et qui révisera l’actuelle Constitution avec consensus», conclut-il.

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